Je prends le morceau de Comté entre mes mains, il est lourd, il est parfumé et j'imagine déjà les plaisirs qu'il va me procurer… Mais le plaisir c'est aussi l'envie, le plaisir c'est aussi l'attente. Alors je prends le temps de le regarder parce que le Comté peut aussi raconter bien des choses si l'on prend soin de le découvrir d'un œil curieux. Et puis je le sens parce que comme le vin le Comté lui aussi laisse découvrir peu à peu toutes ses finesses. J'ai choisi le couteau, tranchant, capable de me faire des fines tranches sur toute la longueur du morceau, des fines tranches qui vont casser à peine attrapées.En ce moment c'est comme ça que j'aime le Comté, coupé en lamelles, de nombreuses lamelles… Avant c'était de jolies petits cubes que je picorais, et encore avant de longues [...]