Mes premiers souvenirs
carnivores remontent à ma très tendre enfance, au temps où en
culottes courtes j'adorais donner de la paille aux lapins pour mieux
les déguster ensuite, en un civet particulièrement réussi par ma
grand-mère. Elle savait qu'il fallait me réserver une bonne louche
de
sauce, certes, mais aussi les morceaux peu charnus, près des os.
Ma façon de déguster le gibier et la
volaille est d'ailleurs
aujourd'hui encore identique : de la peau bien grillée, peu de
viande et des os à ronger.
Si je ne peux plus
profiter des produits des clapiers fermiers de mon enfance,
j'apprécie également le
lapin. Et pour satisfaire ma coquetterie,
le râble ou le baron (les 2 cuisses + le râble) sont vraiment [...]