Tradition et qualité
C’est en Alsace, à Illhaeusern, qu’est née leur histoire. Leurs aînés avaient bâti, en 1878, une auberge de campagne, qui fut détruite pendant la guerre, et reconstruite en 1950 par les deux fils de la famille, Paul et Jean- Pierre. L’Auberge de l’Ill naît, et vit une irrésistible ascension orchestrée par le duo des frères : Paul, en cuisine, transforme son héritage culinaire, et Jean-Pierre, en salle, exprime sa sensibilité, sans ostentation, distillant un charme élégant et raffiné.
Quarante ans au plus haut niveau
Deux ans plus tard, vient la première étoile au guide Michelin, puis une deuxième en 1957. En 1967, c’est la consécration avec la troisième étoile. En 1974, Marc Haeberlin rejoint son père Paul en cuisine. La transition s’opère en douceur. Sa soeur Danielle veille avec son oncle sur plus de cinquante salariés, sa mère fleurit la salle, et son père est aujourd’hui encore le premier en cuisine pour préparer le repas du personnel. L’amour de cette famille pour ses hôtes transforme chaque visite en pur enchantement. D’abord le cadre, charmeur et émouvant ; ensuite le sourire de l’accueil et du service ; et enfin la cuisine, jamais hasardeuse, toujours sincère et sûre de sa trajectoire célébrant les plus beaux produits. Une cuisine solidement ancrée dans la tradition et dans la mémoire, support permanent de création pour Marc Haeberlin.
Tradition et modernité…
À la carte, Marc a conservé les grands plats de la famille, tels le saumon soufflé Auberge de l’Ill ou le foie gras d’oie truffé. Il a revisité cette année l’oeuf « mayo » : poché, relevé d’une sauce légèrement acidulée, aérienne, onctueuse comme une mayonnaise mais réalisée sans huile, le tout surmonté de caviar… Et pour ceux qui désirent prolonger le plaisir, il suffit de traverser le jardin pour faire étape à l’Hôtel des Berges, une demeure toute de bois corsetée, inspirée des vieux séchoirs à tabac. C’est l’autre fief de la famille, le domaine de Marco, le mari de Danielle.